La RTS lance le hashtag #19h30 pour présenter ses coulisses

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Une campagne de communication pour la réouverture du Musée international de la Croix-Rouge

482349_10151565381250420_1777064134_nIl y a quelques temps, je vous ai parlé du nouveau logo du Musée de la Croix-Rouge (MICR). Aujourd’hui, il s’agira d’aborder leur nouvelle campagne participative. Mais de quoi s’agit-il précisément?

Le dispositif de la campagne de la la campagne « Flagship of hope »

Dans la perspective de sa réouverture, le musée a choisi d’associer la population à cet événement en allant à sa rencontre et en lui demandant d’apporter un message d’espoir sous la forme d’un petit texte ou d’un dessin sur un drapeau aux couleurs du Musée.

Les drapeaux ainsi récoltés feront partie du dispositif mis en place pour les festivités de la réouverture du musée qui auront lieu les 18, 19 et 20 mai prochain. Le musée récoltera ces messages

Cette double récolte devrait permettre de toucher à la fois un public local et international.

Une campagne pour mobiliser la population

« Flagship of hope » est le joli nom donné à cette campagne de communication lancée au début du mois de mars. Elle est réalisée par Trivial mass production qui avait déjà été chargée de la campagne de communication sur la fermeture du musée en 2011.  Elle vise à la fois à informer et à mobiliser la population autour la réouverture du musée.

Faire une campagne de communication pour la réouverture d’un musée semble aujourd’hui une évidence, même si la réussite n’est pas toujours assurée – la campagne d’affiches du Musée d’Orsay de 2010 l’a d’ailleurs démontré à ses dépens. Le MICR a publié un nouveau site très sobre et très réussi où les différents aspects de sa nouvelle campagne sont présentés. Là où la campagne du MICR apparaît novatrice, c’est dans son caractère participatif. Mobiliser la population proche par des actions IRL, tout en donnant la possibilité aux fans où qu’ils se trouvent dans le monde de participer sur internet est une belle manière de rassembler la communauté autour de cette institution.

On pourra regretter néanmoins que le concept participatif n’ait pas été poussé plus loin en intégrant les réseaux sociaux et en faisant de cette campagne un exemple de partage viral. En effet, s’il y a bien une page Facebook du musée sur laquelle on trouve des images de la campagne, aucune possibilité n’a été donnée de « liker » les drapeaux réalisés on-line, ni de voir sur le site les drapeaux réalisés IRL. D’où un risque important de viralité limitée.

la campagne de communication du MUCEM

mucemjeuwaawficheA titre de comparaison, une campagne a été récemment mise en place pour l’ouverture du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditérranée (MUCEM) en juin 2013. Cette  campagne se déploie à la fois sous la forme d’une campagne d’affiches et d’un prolongement dans les réseaux sociaux, notamment grâce à une application Facebook dédiée. Cette dernière permet aux internautes de créer leur avatar aux couleurs du musée et d’insérer un slogan incitant à se rendre au musée. Le vainqueur sera celui ou celle dont le portrait aura reçu le plus de « like ». Cette campagne fait fonctionner à fond la notion de partage et de réseau et peut ainsi espérer toucher un maximum d’internautes – des internautes qui pourraient se transformer en autant de visiteurs potentiels.

Un logo tout neuf pour le Musée international de la Croix-Rouge

flag-bannerEn travaux depuis deux ans, le Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge prépare sa réouverture, le 18 mai prochain. De nouveaux bâtiments abriteront des espaces d’expositions entièrement repensés. Pour accompagner et communiquer sur ces transformations, une nouvelle identité visuelle et une campagne de communication ont été créés. Décryptage du logo en attendant un article sur la campagne de communication.

Le logo

Réalisé par Ruedi Baur et Axel Steinberger d’Integral Ruedi Baur Zürich, le nouveau logotype du musée se distingue de plusieulogo-micrrs manières. L’ancien logo se déclinait en noir et gris pour le nom du musée qui par ailleurs était donné dans sa version complète. Les sigles de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge – encadrés de gris –  accompagnaient le logo.

Qu’en est-il de la nouvelle version?

Un premier coup d’œil pourrait laisser l’impression qu’il ne diffère fina830651279element que peu du précédent. Pourtant si on l’observe plus attentivement, ce sont les innombrables différences que l’on retiendra.  Réalisé en crayonné, il reste proche typographiquement parlant de la version précédente; mais en même temps, il met l’accent sur la réalisation humaine. Cette différence peut être décryptée comme le fait que c’est l’humain qui se trouve au coeur de l’institution. Dans le crayonné réside également la notion d’urgence; on crayonne lorsqu’on est pressé. Or les situations d’urgence sont un aspect important du travail CICR, dont le musée se veut le reflet.

Choix du nom

Le nom complet du musée a été abandonné au profit des sigles de la croix et du croissant rouges. Les deux seuls mots du logo, « musée » et « Genève »,  se trouvent ainsi mis en avant, renforçant à la fois l’importance de la fonction de l’institution et de son lieu d’installation. Pour le CICR, Genève revêt une importance particulière puisqu’il s’agit de la Ville où est née cette organisation internationale. Mais Genève est également un haut lieu de la lutte pour la défense des Droits de l’Homme et de la dignité humaine. Il fait donc tout-à-fait sens de vouloir associer l’institution à la ville.

Des sigles à la place des mots

Le recours aux sigles témoigne également du caractère universel de ces symboles reconnus partout dans le monde. Le nouveau logo du MICR fait preuve d’une magnifique économie de moyen. Il se présente dans une version bien plus courte et donc plus aisément mémorisable et reconnaissable.

Choix de la langue

Finalement, le logo n’existe qu’en version française. C’était déjà le cas dans la version précédente mais cela reste intéressant de le remarquer. Dans une ère où l’anglais règne en maître dans les organisations internationales, ce choix ne peut pas être considéré comme anodin, voire même un peu difficile à comprendre. Le musée attire des visiteurs du monde entier. On est en droit de s’interroger sur la raison de l’absence d’une version anglophone alors que l’adresse du site-web est en anglais. Est-ce une volonté de rester court? d’affirmer l’origine francophone de la Croix-Rouge?
Je reste néanmoins complètement convaincue par ce logo qui sous une apparente simplicité et une extraordinaire économie de moyen réussit à transmettre à la fois les valeurs de l’organisation et celles du musée.