Un logo tout neuf pour le Musée international de la Croix-Rouge

flag-bannerEn travaux depuis deux ans, le Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge prépare sa réouverture, le 18 mai prochain. De nouveaux bâtiments abriteront des espaces d’expositions entièrement repensés. Pour accompagner et communiquer sur ces transformations, une nouvelle identité visuelle et une campagne de communication ont été créés. Décryptage du logo en attendant un article sur la campagne de communication.

Le logo

Réalisé par Ruedi Baur et Axel Steinberger d’Integral Ruedi Baur Zürich, le nouveau logotype du musée se distingue de plusieulogo-micrrs manières. L’ancien logo se déclinait en noir et gris pour le nom du musée qui par ailleurs était donné dans sa version complète. Les sigles de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge – encadrés de gris –  accompagnaient le logo.

Qu’en est-il de la nouvelle version?

Un premier coup d’œil pourrait laisser l’impression qu’il ne diffère fina830651279element que peu du précédent. Pourtant si on l’observe plus attentivement, ce sont les innombrables différences que l’on retiendra.  Réalisé en crayonné, il reste proche typographiquement parlant de la version précédente; mais en même temps, il met l’accent sur la réalisation humaine. Cette différence peut être décryptée comme le fait que c’est l’humain qui se trouve au coeur de l’institution. Dans le crayonné réside également la notion d’urgence; on crayonne lorsqu’on est pressé. Or les situations d’urgence sont un aspect important du travail CICR, dont le musée se veut le reflet.

Choix du nom

Le nom complet du musée a été abandonné au profit des sigles de la croix et du croissant rouges. Les deux seuls mots du logo, « musée » et « Genève »,  se trouvent ainsi mis en avant, renforçant à la fois l’importance de la fonction de l’institution et de son lieu d’installation. Pour le CICR, Genève revêt une importance particulière puisqu’il s’agit de la Ville où est née cette organisation internationale. Mais Genève est également un haut lieu de la lutte pour la défense des Droits de l’Homme et de la dignité humaine. Il fait donc tout-à-fait sens de vouloir associer l’institution à la ville.

Des sigles à la place des mots

Le recours aux sigles témoigne également du caractère universel de ces symboles reconnus partout dans le monde. Le nouveau logo du MICR fait preuve d’une magnifique économie de moyen. Il se présente dans une version bien plus courte et donc plus aisément mémorisable et reconnaissable.

Choix de la langue

Finalement, le logo n’existe qu’en version française. C’était déjà le cas dans la version précédente mais cela reste intéressant de le remarquer. Dans une ère où l’anglais règne en maître dans les organisations internationales, ce choix ne peut pas être considéré comme anodin, voire même un peu difficile à comprendre. Le musée attire des visiteurs du monde entier. On est en droit de s’interroger sur la raison de l’absence d’une version anglophone alors que l’adresse du site-web est en anglais. Est-ce une volonté de rester court? d’affirmer l’origine francophone de la Croix-Rouge?
Je reste néanmoins complètement convaincue par ce logo qui sous une apparente simplicité et une extraordinaire économie de moyen réussit à transmettre à la fois les valeurs de l’organisation et celles du musée.

Connaissez-vous les MOOK?

le-vrai-faux-filon-des-mooks-revues-en-vogue,M94860Connaissez-vous les MOOK – à ne pas confondre avec les MOOC ou massively open  online courses?

Il s’agit de ces magazines tellement épais qu’ils ressemblent à des livres. Ce concept de publication qui tient son nom de la contraction de « magazine » et « book » existe maintenant depuis quelques années. La revue XXI est clairement une pionnière avec ses 5 années d’existence. D’autres MOOK ont suivi comme Muze, Uzbek et Rica qui datent de 2010, 6 Mois qui a vu le jour en 2011 ou Long Cours, un des derniers nés qui date de 2012.

Ces revues d’un genre nouveau marquent une rupture avec le modèle de la presse classique car diffusés en librairie et non pas dans les kiosques. Ils ne contiennent par ailleurs pas de publicité et sont visuellement très créatifs. Une importance particulière est donnée à la mise en page, à l’équilibre entre texte et image, à l’illustration. Le MOOK – il faut le noter – a donné ses lettres de noblesse au reportage BD. Finalement et surtout, les articles disposant de 10 à 20 pages se font plus fouillés.

A l’ère du tout numérique, de la dématérialisation et du manque de temps chronique, il pourrait sembler surprenant qu’on se mette à imprimer de véritables annuaires alors que les journaux eux ne cessent de perdre des pages. En choisissant la diffusion en librairie, les MOOK sont allés chercher les lecteurs là où ils se trouvent encore. Pour certains comme XXI, le modèle a bien fonctionné. Pour d’autres – comme Uzbek et Rica –, le succès ne s’est pas présenté et la revue a abandonné en 2012 ses 200 pages pour un format standard et la vente en kioskes.

Et vous ? En lisez-vous? lesquels? lisez-vous tout? ou seulement quelques articles?

Second « back to blogging » challenge

IMG_0202« Allez, ça y est! Je me lance dans le challenge. ça fait un moment – un looong moment… – que je guigne du côté de mon blog et que je me désespère à me dire que « vraiment, vraiment, il faut que je m’y remette ». Et voilà qu’on me défie de le faire réellement. Bien sûr, ce n’est pas la semaine, ni le mois et encore moins le jour, le travail s’amoncelle, le chat dort confortablement installé dans le nid douillet que forme la pile de papiers sur mon bureau, il est trop tard, etc… mais bon, une demi-heure pour un court article, ce n’est pas le bout du monde, et puis ça me permettrait de mettre enfin par écrit plusieurs idées de sujets que j’ai en tête depuis un moment. Donc fin des procrastinations et au boulot!

Mais au fait, c’est quoi ce « back to blogging » challenge?
Selon Stephanie Booth son initiatrice, il s’agit de rédiger « un court article par jour pendant 10 jours, histoire de reprendre le rythme et de se souvenir qu’écrire un article sur un blog, ça peut être vite fait. » Un petit challenge que l’on se met à soi-même, une manière de toucher terre avec son clavier.

Mais est-ce cela seulement?

C’est aussi une belle initiative participative, une manière de s’encourager les uns les autres à écrire car on a sa fierté et si les autres y parviennent, on devrait pouvoir y arriver également. Et puis c’est l’occasion d’aller lire les articles des autres participants, de confronter sa pratique rédactionnelle à d’autres manières d’écrire. Finalement de se re-mettre dans un processus d’apprentissage et de partage. Il n’y a qu’à voir la quantité de commentaires et de réponses que le challenge a suscité.

Donc merci chère Stéphanie de nous remettre les doigts sur le clavier! Je me réjouis de prendre part à cette enthousiasmante initiative et d’en lire les nombreux résultats…