La RTS lance le hashtag #19h30 pour présenter ses coulisses

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Au mois de juillet 2013, une étude de l’agence de communication Virtua constatait que la télévision suisse romande cherchait encore à se positionner sur les réseaux sociaux alors que d’autres médias comme la radio ou les journaux y étaient déjà … Lire la suite

Une campagne de communication pour la réouverture du Musée international de la Croix-Rouge

482349_10151565381250420_1777064134_nIl y a quelques temps, je vous ai parlé du nouveau logo du Musée de la Croix-Rouge (MICR). Aujourd’hui, il s’agira d’aborder leur nouvelle campagne participative. Mais de quoi s’agit-il précisément?

Le dispositif de la campagne de la la campagne « Flagship of hope »

Dans la perspective de sa réouverture, le musée a choisi d’associer la population à cet événement en allant à sa rencontre et en lui demandant d’apporter un message d’espoir sous la forme d’un petit texte ou d’un dessin sur un drapeau aux couleurs du Musée.

Les drapeaux ainsi récoltés feront partie du dispositif mis en place pour les festivités de la réouverture du musée qui auront lieu les 18, 19 et 20 mai prochain. Le musée récoltera ces messages

Cette double récolte devrait permettre de toucher à la fois un public local et international.

Une campagne pour mobiliser la population

« Flagship of hope » est le joli nom donné à cette campagne de communication lancée au début du mois de mars. Elle est réalisée par Trivial mass production qui avait déjà été chargée de la campagne de communication sur la fermeture du musée en 2011.  Elle vise à la fois à informer et à mobiliser la population autour la réouverture du musée.

Faire une campagne de communication pour la réouverture d’un musée semble aujourd’hui une évidence, même si la réussite n’est pas toujours assurée – la campagne d’affiches du Musée d’Orsay de 2010 l’a d’ailleurs démontré à ses dépens. Le MICR a publié un nouveau site très sobre et très réussi où les différents aspects de sa nouvelle campagne sont présentés. Là où la campagne du MICR apparaît novatrice, c’est dans son caractère participatif. Mobiliser la population proche par des actions IRL, tout en donnant la possibilité aux fans où qu’ils se trouvent dans le monde de participer sur internet est une belle manière de rassembler la communauté autour de cette institution.

On pourra regretter néanmoins que le concept participatif n’ait pas été poussé plus loin en intégrant les réseaux sociaux et en faisant de cette campagne un exemple de partage viral. En effet, s’il y a bien une page Facebook du musée sur laquelle on trouve des images de la campagne, aucune possibilité n’a été donnée de « liker » les drapeaux réalisés on-line, ni de voir sur le site les drapeaux réalisés IRL. D’où un risque important de viralité limitée.

la campagne de communication du MUCEM

mucemjeuwaawficheA titre de comparaison, une campagne a été récemment mise en place pour l’ouverture du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditérranée (MUCEM) en juin 2013. Cette  campagne se déploie à la fois sous la forme d’une campagne d’affiches et d’un prolongement dans les réseaux sociaux, notamment grâce à une application Facebook dédiée. Cette dernière permet aux internautes de créer leur avatar aux couleurs du musée et d’insérer un slogan incitant à se rendre au musée. Le vainqueur sera celui ou celle dont le portrait aura reçu le plus de « like ». Cette campagne fait fonctionner à fond la notion de partage et de réseau et peut ainsi espérer toucher un maximum d’internautes – des internautes qui pourraient se transformer en autant de visiteurs potentiels.

SoLoMo – mais qu’est-ce que c’est que cette bête-là?

Rézonance a exploré lors de l’une de ses récentes conférences, les enjeux liés à ces nouvelles applications recourant à l’usage conjugué des réseaux sociaux, de la géolocalisation et de l’usage des mobiles, les fameux SoLoMo.

Le terme SoLoMo pour « Social/Local/Mobile » recouvre une nouvelle tendance de l’internet post-web2.0. L’an dernier, la grande conférence « LeWeb11 » lui a même été consacré.

Mais que recouvre ce mot ? Et à quoi peuvent bien servir les SoLoMo ?

Les SoLoMo sont le résultats d’une convergence entre l’usage de certaines avancées technologiques (comme les smartphones, les tablettes numériques et les systèmes de géolocalisation), la popularisation des réseaux sociaux et du « social sharing ».

La géolocalisation et notamment les systèmes d’aide à la navigation – tels que les navigateurs GPS – ont été très rapidement adoptés par le grand public. Cependant, la géolocalisation alliée aux réseaux sociaux et au social sharing a plus de peine à s’imposer. Bien sûr, une application comme 4square ou certains jeux géolocalisés ont trouvé leur public, mais sans atteindre les sommets de popularité que de nombreux observateurs avaient annoncés.

Gartner par exemple annonçait en 2003 déjà que 2006 serait l’année où les services recourant à la géolocalisation atteindrait une masse critique:

« Location-aware service integration into applications began. A critical mass of network and device support will occur through 2006 » ,

or il faut constater que le recours à la géolocalisation n’a fait d’entrée fracassante ni dans la vie des individus, ni dans celle des entreprises.

Au nombre des raisons de cet échec: la collecte automatique d’informations personnelles qui est souvent ressentie en Europe comme une ingérence dans la vie privée et une atteinte à la liberté. Afin de contourner cette difficulté, les nouveaux services doivent permettre des annonces volontaires de géolocalisation afin d’apparaître moins intrusifs à leurs utilisateurs.

Parmi les 3 applications présentées lors de cette conférence, l’une d’entre elles m’a paru particulièrement bien répondre à cette problématique : il s’agit du ZMS de inZair. Ce SMS de nouvelle génération inclut la géolocalisation mais aussi la programmation temporelle de SMS et l’adressage à une, plusieurs ou toute personne se trouvant à un endroit donné à un moment donné. A vous mesdames d’envoyer à midi – lors de votre pause déjeuner – un petit ZMS que votre mari recevra à son passage à la garderie à 18:00 lui rappelant qu’il doit acheter du pain. Indépendamment du caractère ludique de la chose, ce type de message me semble permettre de moduler sa communication mobile dans le temps et l’espace: un concept d’avenir dans un monde où la bonne gestion des flux de communication est devenue un véritable enjeu au quotidien.

Pour revenir à nos SoLoMo, ceux-ci trouveront certainement une place de choix parmi les applications téléchargées sur les mobiles dans la mesure où ils seront perçus comme des facilitateurs  – imaginez par exemple une ballade touristique géolocalisée -; ou comme une réponse à un besoin – des message qui vous trouvent au bon moment et au bon endroit;  – ou  encore qui répondent à des goûts précis – comme votre goût pour les jeux participatifs ou pour le shopping géolocalisé.